République socialiste du Vietnam
Les Vietnamiens apparaissent pour la première fois dans l’Histoire à l’âge du Bronze (civilisation Dông Son). Les tribus viets, qui vivaient disséminées dans le sud de la Chine et au nord du Viêtnam, auraient formé des royaumes dès la fin du IIe millénaire. D’après la tradition, le royaume vietnamien de Van Lang aurait été fondé au cœur de la vallée du Sông Hông par une lignée de rois légendaires (Hông-Bang) qui régnèrent pendant des siècles. Les découvertes archéologiques ont confirmé son existence ainsi que le peuplement par les tribus viets des régions du delta du Sông Hông.
En 208 av. J.-C., sous la dynastie chinoise des Qin, le Van Lang fut absorbé par le royaume d’Âu Lac qui dut se soumettre à son tour à un royaume "!cantonais!", le Nam Viêt.
En 111 av. J.-C., l’empereur Wudi s’empara du Nam Viêt qui était intégré à l’Empire chinois de la dynastie des Han. Les dirigeants chinois décidèrent d’intégrer politiquement et culturellement à l’empire le Nam Viêt, devenu la province du Giao Chi. L’afflux d’immigrants répandit l’usage du chinois, les coutumes, les techniques et provoqua de violentes réactions de la part d’une partie de la population.
La révolte la plus célèbre eut lieu en 39 av. J.-C., lorsque deux veuves d’aristocrates, les sœurs Trung, soulevèrent le peuple contre les Chinois. Mais l’armée chinoise réprima finalement ce sursaut national et, en 43 apr. J.-C., le Nam Viêt fut reconquis.
C’est dans les années 1620-1630 que les premiers missionnaires français arrivèrent en Indochine. Le jésuite Alexandre de Rhodes organisa une mission au Tonkin avant d’être expulsé pour avoir fait imprimer un catéchisme en écriture romanisée quôc ngu. La fondation de la Société des missions étrangères, en 1664, amplifia le mouvement. Lorsqu’en 1784 le prince Nguyên Anh se réfugia à Bangkok, il y rencontra, Mgr Pierre Pigneau de Béhaine (1741-1799), vicaire apostolique de Cochinchine. Persuadé de l’intérêt d’aider le prince héritier, le prélat convainquit Louis XVI de signer un traité d’alliance (1787) avec Nguyên Anh et revint avec des navires et une troupe de mercenaires. Son aide permit au jeune prince de battre ses adversaires Tây Son. En 1801, il s’empara de Huê et, en juillet 1802, il entra dans Hanoi et devint empereur sous le nom de Gia Long.s
Le Dai Viêt fut rebaptisé Viêtnam en 1804. L’État, épuisé par des décennies de guerres, fut restauré par Gia Long et ses successeurs : Minh Mang (1820-1840) et Thieu Tri (1840-1847). La fiscalité, la justice (code Gia Long de 1811), l’armée furent réformées et de grands travaux furent entrepris, comme le percement de la route mandarine reliant la frontière chinoise au Cambodge. Parallèlement, s’opérèrent les transformations annonciatrices des grands bouleversements que connut le Viêtnam au XXe siècle. Les commerçants et les missionnaires français se réinstallèrent, mais des persécutions à leur encontre et contre les Vietnamiens convertis se multiplièrent.
Sous l’impulsion du ministre de la Marine et des Colonies, Chasseloup-Laubat, et des milieux catholiques, le gouvernement de Napoléon III décida une intervention. L’Espagne et la France attaquèrent alors Danang (Tourane), en 1858, et s’en emparèrent. Mais un échec devant Huê amena les Espagnols à se retirer. En 1862, par le traité de Saïgon, la cour de Huê céda à la France plusieurs provinces dans le delta du Mékong, dont la Cochinchine orientale. En 1867, la totalité de la province fut annexée par la France.
La IIIe République devait achever la conquête commencée sous le second Empire. Après deux échecs au Tonkin, en 1883, Huê et le delta du Sông Hông (fleuve Rouge) furent occupés, et deux traités furent signés en août 1883 et en juin 1884 : le Tonkin et l’Annam devinrent des protectorats français.
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Gouvernement colonial et résistance
Le 9 juin 1885, par le traité de T’ien-tsin, la Chine dut, à son tour, reconnaître le protectorat français sur le Viêtnam, après une guerre franco-chinoise qui marqua les années 1884 et 1885. Les autorités françaises s’employèrent à asseoir leur pouvoir et, en 1887, le Viêtnam, le Cambodge (puis le Laos, en 1893) furent regroupés au sein d’une Indochine française confiée à un gouverneur général. Paul Doumer qui occupa cette fonction de 1897 à 1902 en étendit les pouvoirs. La France prit en charge les finances, perçut les impôts au nom de l’empereur du Viêtnam; le Conseil des ministres fut présidé par le gouverneur général plaçant l’empereur sous une tutelle complète. En même temps commençèrent l’exploitation et la mise en valeur économique du pays.
Les nationalistes vietnamiens, qui avaient d’abord espéré une modernisation du pays sur un pied d’égalité, perdirent vite leurs espoirs. La mise en valeur du pays ne profitait qu’aux colons et à une clientèle chinoise et vietnamienne restreinte. Exclus à tous les échelons hiérarchiques de l’administration coloniale, les Vietnamiens ne bénéficiaient pas des libertés les plus élémentaires d’association et d’expression, malgré des réformes tardives qui furent toujours entravées par la société coloniale et l’administration.
Aucun exutoire politique n’était offert au peuple vietnamien, à l’inverse de l’Inde, par exemple, où les mouvements nationalistes pouvaient s’exprimer. Ce verrouillage politique entraîna l’émergence de mouvements radicaux, nationalistes et révolutionnaires. Un premier groupe, qui se cristallisa autour du Parti nationaliste du Viêtnam, créé en 1927, souhaitait un rapprochement avec la Chine de Jiang Jieshi. En 1930, le Parti communiste indochinois fut fondé à Hong Kong, par le fils d’un lettré, Nguyên Ai Quôc, plus connu sous le nom d’Hô Chí Minh.
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Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’action des groupes nationalistes ne rencontra qu’un écho limité. En septembre 1940, le Japon, aux prises avec la Chine, décida d’occuper militairement le Tonkin, tout en respectant la souveraineté française. Les Japonais furent très vite perçus comme de nouveaux occupants et non comme d’éventuels libérateurs. En décembre 1941, les troupes japonaises occupèrent le reste du pays. L’amiral Decoux continua de gouverner au nom de l’État Français (gouvernement de Vichy) jusqu’au 9 mars 1945.
Les cadres communistes qui avaient échappé à la prison, comme Pham Van Dông et Vo Nguyên Giap, se réfugièrent à la frontière chinoise où ils retrouvèrent Nguyên Ai Quôc. En mai 1941, ils fondèrent le Front pour l’indépendance du Viêtnam (Viêt Nam Doc Lap Dong Minh Hoi) ou Viêt-minh. Leur programme donnait la priorité absolue à la reconquête de l’indépendance du Viêtnam.
Louvoyant entre les Japonais et les Chinois du Guomindang, le Viêt-minh profita du coup de force japonais du 9 mars 1945 pour s’emparer des campagnes. Le 19 août 1945, le Viêt-minh s’installa à Hanoi et le 29 un gouvernement provisoire de libération nationale fut formé avec comme conseiller suprême l’ex-empereur Bao Dai qu’on avait pris soin de faire abdiquer quatre jours auparavant. Le 2 septembre 1945, l’indépendance de la République démocratique du Viêtnam était proclamée par Hô Chí Minh.
Roosevelt étant favorable à la décolonisation, le Viêt-minh pensa profiter de la neutralité bienveillante des États-Unis. À la conférence de Potsdam, en juillet 1945, il avait été décidé que Chinois et Britanniques désarmeraient les soldats japonais et occuperaient le pays jusqu’à un règlement. Mais la Grande-Bretagne, aux prises dans ses anciennes colonies avec les mêmes difficultés que la France, laissa les Français reprendre Saïgon. Dès le 24 mars 1945, une fédération indochinoise était instituée au sein de l’Union française!; elle comprenait le Laos, le Cambodge, la Cochinchine, l’Annam et le Tonkin. L’arrivée, en octobre 1945, du général Leclerc permit de réoccuper Hanoi et de réaffirmer la souveraineté française sur l’ensemble du Viêtnam.
Pendant plus d’un an, les Français et le Viêt-minh négocièrent. Le 6 mars 1946, par l’intermédiaire de Jean Sainteny, la France reconnaissait la République démocratique du Viêtnam comme un État libre au sein de l’Union française et de la Fédération indochinoise!; mais le haut-commissaire en Indochine, l’amiral Thierry d’Argenlieu fit proclamer à Saïgon, le 1er juin 1946, une république autonome de Cochinchine, amenant le général Leclerc à démissionner. De nouvelles négociations se déroulèrent à Fontainebleau entre les mois de juillet et de septembre 1946, mais elles échouèrent.
En novembre 1946, l’impasse était complète et la pression militaire française de plus en plus forte. Après l’assassinat de plusieurs Français à Haiphong (20 novembre), le bombardement de la ville par la flotte française (23 novembre) et la riposte des forces du Viêt-minh à Hanoi (19 décembre), la guerre entra dans une nouvelle phase.
Les troupes du Viêt-minh se retirèrent des villes et limitèrent leurs opérations à des actions de guérilla, menées par le général Giap tandis que les Français formaient un gouvernement avec l’empereur Bao Dai (accords du 5 juin 1948 et du 8 mars 1949). À partir de 1950, le Viêt-minh, bénéficiant des stocks de l’armée du Guomindang offerts par la Chine populaire, monta des opérations plus ambitieuses et infligea des pertes sévères au corps expéditionnaire français, comme lors de la bataille de la route coloniale 4. Le redressement opéré à Hanoi, dans le delta tonkinois et à Hoa Binh, par le général de Lattre de Tassigny, en 1952, grâce notamment à la nouvelle aide américaine, ne fut qu’un répit de brève durée. Le lent grignotage des positions françaises (dirigées par le général Salan, puis par le général Navarre) se poursuivit jusqu’à l’ultime bataille de Diên Biên Phu (7 mai 1954).
Paris ne pouvant plus résister à la pression d’une opinion publique lassée par une guerre lointaine, le président du Conseil, Pierre Mendès France, et le représentant du Viêt-minh, Pham Van Dông, signèrent, à Genève, les 20 et 21 juillet 1954, les accords de cessez-le-feu. Le Viêtnam fut divisé en deux à la hauteur du 17e parallèle!; dans le nord, l’administration fut attribuée à Hô Chí Minh, à la tête de la République démocratique du Viêtnam, État communiste. Un protocole prévoyait des élections générales dans la zone sud, occupée par l’armée française et les troupes vietnamiennes de Bao Dai, avant le mois de juillet 1956, afin de décider si le Viêtnam devait être réunifié.
L’évolution du régime sud-vietnamien aboutit à un nouveau conflit : la guerre du Viêtnam. En juin 1954, Ngô Dinh Diêm fut appelé au pouvoir par Bao Dai au poste de Premier ministre. Diêm plaça tous les membres de sa famille et sa clientèle à des postes clés. L’armée fut épurée de ses éléments suspects, toutes les forces d’opposition neutralisées. Les sectes Cao Dai et Hoa Hao furent détruites et, par un référendum, Diêm se fit proclamer président de la république du Viêtnam, le 23 octobre 1955, déposant Bao Dai.
Diêm refusa d’entériner les accords de Genève et déclara en 1957 que "!la frontière des États-Unis passait par le 17e parallèle!". Le refus de Diêm de tolérer une opposition démocratique, son soutien à l’Église catholique dans un pays à majorité bouddhiste et taoïste, son népotisme, ainsi que son pouvoir de plus en plus dictatorial provoquèrent l’hostilité grandissante de la population.
L’ampleur de la répression décida les anciens combattants du Viêt-minh à reprendre la lutte armée en février 1959!; un nouveau mouvement fut constitué : les Viêt-công. Au printemps 1961, le Front national de libération du Viêtnam-du-Sud (FNL) se faisant de plus en plus menaçant, Diêm rechercha le soutien militaire actif des États-Unis. Le président Kennedy répondit en envoyant plusieurs milliers de conseillers militaires.
À l’automne 1963, Diêm fut renversé et exécuté sommairement lors d’un coup d’État organisé par le général Duong Van Minh. Le FNL profita de la confusion pour passer à l’offensive. À la suite d’un incident naval survenu en août 1964 dans le golfe du Tonkin, le président des États-Unis, Lyndon Johnson, persuadé que seule une intervention américaine directe pouvait empêcher l’effondrement du régime de Saïgon, ordonna le bombardement intensif et régulier du Viêtnam-du-Nord et le déploiement des troupes américaines dans le Sud : la guerre du Viêtnam commençait.
L’intervention américaine poussa le Viêtnam-du-Nord à intervenir de plus en plus au sud en envoyant ses meilleures troupes soutenir le Viêt-công. L’offensive du Têt, au cours des mois de janvier et de février 1968, ébranla profondément le régime de Saïgon, désormais dirigé par Nguyên Van Thiêu.
L’administration américaine se rendit compte qu’il n’y avait pas de solution militaire!; au mois de mai 1968, des négociations s’ouvrirent à Paris, entre Américains et Vietnamiens. La mort de Hô Chí Minh, en septembre 1969, et son remplacement à la tête du Parti par Lê Duan, un autre chef historique du Viêt-minh, ne devaient pas interrompre le processus entamé. Le nouveau président des États-Unis, Richard Nixon, poursuivit la politique de Johnson : retrait progressif des unités américaines et "!vietnamisation!" de la guerre. Cependant, le conflit s’étendit au Cambodge (1970), n’amenant aucun gain militaire significatif, mais provoquant de nouvelles attaques aériennes et de nouveaux bombardements de la part des Américains.
Parallèlement, les négociations continuaient, grâce à l’action de Henry Kissinger et de Lê Duc Tho. Le 27 janvier 1973, Américains et Vietnamiens signèrent les accords de Paris. Ceux-ci prévoyaient le retrait total des troupes américaines et de nouvelles élections générales dans le Sud. Mais le gouvernement Thiêu refusa l’application des accords et reprit les combats, persuadé que les États-Unis interviendraient en cas de menace grave. En 1975, des opérations préliminaires de l’armée populaire et des Viêt-công étant restées sans réponse de la part des États-Unis, une offensive généralisée mit fin en huit semaines à un conflit vieux de seize ans : le 30 avril 1975, Saïgon tombait aux mains des communistes.
République socialiste du Viêtnam
En 1976, le Viêtnam réunifié forma une nouvelle République socialiste du Viêtnam et la ville de Saïgon fut rebaptisée Hô-Chí-Minh-Ville. Mais la fin de la guerre ne signifiait pas pour autant la fin des conflits. Le problème majeur des communistes vietnamiens était de réussir le passage du communisme de guerre au communisme de paix. Le projet échoua en raison des oppositions internes et externes.
Dès 1976, les tensions aux frontières avec le gouvernement du Cambodge, dont Pol Pot était le Premier ministre, s’aggravèrent. Le harcèlement perpétuel des Khmers rouges, soutenus par les Chinois, décida les Vietnamiens à resserrer leurs liens avec l’URSS. Le 25 décembre 1978, le Viêtnam lançait son armée à l’assaut du Cambodge. En trois semaines, le pays fut occupé et les opposants aux Khmers rouges installèrent un gouvernement provietnamien. La Chine, inquiète de voir le Viêtnam s’affirmer comme la seule puissance régionale en Indochine, décida à son tour d’intervenir. Le 17 février 1979, les troupes de l’armée chinoise attaquèrent au nord. Les divisions d’élite vietnamiennes les continrent, mais les régions frontalières subirent de gros dégâts. Le conflit s’arrêta au mois de mars 1979.
Sur le plan intérieur, l’occupation du Cambodge, la guerre avec la Chine, la disette et la collectivisation de l’économie aggravèrent l’exode qui avait commencé en 1978. Limité d’abord aux catholiques et aux Hoa (les Chinois du Viêtnam), le mouvement gagna toutes les couches de la société : de 1978 à 1984, 400 000 personnes auraient fui le pays, dont la majorité par la mer dans des conditions très périlleuses!; ils furent surnommés les boat people.
Isolé, victime d’un blocus de la part de la Chine, des États-Unis et de leurs alliés, le Viêtnam dut se livrer à un difficile exercice : rester une démocratie populaire en adaptant son système économique à une économie de marché. Le processus ne démarra réellement qu’en 1986, à la mort de Lê Duan. Une génération de cadres favorables aux réformes économiques arriva au pouvoir et instaura la politique du Dôi moi ("!Renouveau!"), prônant une véritable rénovation de l’État et de l’économie, inspirée de la perestroïka. Le processus s’accéléra encore en 1988 avec la promulgation d’un Code des investissements étrangers, le développement de l’entreprise familiale et la neutralisation de nombreux cadres conservateurs du parti.
La nouvelle Constitution adoptée en 1992 a renforcé le rôle du Parti communiste, tout en ouvrant davantage la voie aux réformes économiques. La législation, nouvellement mise en place, autorisa les citoyens à créer des entreprises privées et l’État entreprit la liquidation de nombreuses entreprises publiques. Dans les campagnes, les familles obtinrent la jouissance des terres (mais pas la propriété). Cette politique de restructuration permit de ramener l’inflation, qui tournait autour de 700 p. 100 en 1986, à un taux annuel de 15 p. 100. En 1992, le pays se dota d’un nouveau chef de l’État : Lê Ðuc Anh qui gouverna avec Vo Van Kiet, Premier ministre, et Do Muoi, secrétaire général du Parti communiste.
Sur le plan diplomatique, l’évacuation du Cambodge par l’armée vietnamienne, en 1989, desserra l’étau dans lequel était pris le pays. Les chefs d’État européens et asiatiques restaurèrent alors leurs liens diplomatiques avec le Viêtnam et les entreprises étrangères, attirées par les bas salaires, commencèrent à s’y implanter. En 1994, les États-Unis levèrent leur embargo économique et leur veto concernant l’octroi, par le Fonds monétaire international et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, d’emprunts pour la reconstruction du Viêtnam. Les relations diplomatiques furent rétablies entre les deux pays en janvier 1995 et complètement normalisées en août de la même année. Membre de l’Ansea depuis juillet 1995, le Viêtnam est en train de redevenir une puissance du Sud-Est asiatique.
Mais ses relations avec la Chine sont demeurées très tendues en raison d’un différend au sujet de plusieurs archipels, notamment les îles Spratly et Paracel, dans la mer de Chine méridionale, présentant un intérêt économique (hydrocarbures) et stratégique (contrôle du trafic maritime entre le Proche-Orient et l’Extrême-Orient). Cependant la lutte entre conservateurs et réformistes au sein du Parti communiste vietnamien a contribué à ralentir le développement du pays. Les réformistes Trân Duc Luong et Phan Van Khai ont été nommés en septembre 1997, respectivement chef de l’État et Premier ministre, tandis qu’en décembre Lê Kha Phieu, partisan d’un ralentissement du rythme des réformes économiques, accédait à la tête du Parti communiste vietnamien.